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1er axe de recherche (1991-2005)
: logiciel de criblage de banque, AUTOMAT.
Problématique biologique
:
En 1991, notre recherche portait sur l'infection par le VIH-1 : comment
le virus fait-il pour interférer avec le bon fonctionnement du
système immunitaire ? Pour répondre à cela, nous
nous sommes inspirés du fait que les rétrovirus, comme
le VIH-1, peuvent prélever des fragments d'ADN ou d'ARN de leur
hôte au cours de leur cycle de réplication dans l'hôte
et avons supposé que ces séquences jouaient un rôle
important dans l'effet nocif du virus sur le fonctionnement de l'immunité.
Traduction bioinformatique :
Le problème revenait donc à retrouver des séquences
humaines au sein des séquences virales -ADN ou protéines-.
En 1992, le web n'existait pas et BLAST n'était pas connu. Nous
avons développé notre propre logiciel de criblage de banques,
appelé AUTOMAT, qui est aussi puissant que BLAST pour les analyses
de protéines (Cantalloube et al, Bioinformatics, 1994 ; ibid,
1995), et plus puissant pour les analyses d'ADN (travaux en cours).
Nous avons repris récemment nos études sur AUTOMAT, et
le logiciel est aujourd'hui disponible pour la communauté scientifique
sur le serveur RPBS. Le logiciel Automat est utilisable directement
sur le serveur Web http://bioserv.rpbs.jussieu.fr/RPBS/html/fr/T0_Home.html
Collaborations :
Dr Jacques Chomilier (Laboratoire de Minéralo-Cristallographie,
Universités Paris 6, Paris 7 et CNRS)
Dr Hubert Cantalloube (ONERA)

2ème axe de recherche (1995-2005)
: logiciel d'analyse génomique, SCAGEN.
Problématique biologique
:
Nous avons développé à partir de 1995 une approche
génomique sur cohorte pour mieux comprendre les mécanismes
de pathogenèse de l'infection par VIH-1 et par conséquent,
pour pouvoir développer de manière rationnelle de nouvelles
stratégies thérapeutiques ou diagnostic.
Nous avions en effet observé qu'il y avait des sujets séropositifs
depuis plus de dix ans qui ne présentaient aucune altération
de santé tant au niveau clinique qu'au niveau de leurs paramètres
biologiques. Ces sujets ont été appelés non progresseurs.
A l'opposé, on a pu observer qu'il y avait des sujets qui sont
tombés malades moins de trois ans après avoir été
contaminés, et qui ont été appelés progresseurs
rapides. Ces sujets à profil extrême correspondent à
1% des patients séropositifs. Pour expliquer ces différences
de profil, il y a 3 types de facteurs : les facteurs génétiques
du virus infectant, les facteurs environnementaux (autres infections,
habitudes de vie), les facteurs génétiques de l'hôte.
Étant en France où les modes de vie sont très semblables
et les souches virales sont toutes de type B, il était clair
que ces différences de profil étaient surtout liées
aux facteurs génétiques de l'hôte.
Cette étude génomique sur cohorte (appelée projet
GRIV) revenait donc à comparer la distribution des variations
gènétiques dans les populations extrêmes, non progresseurs
et progresseurs rapides. Nous avons constitué la plus grande
cohorte au monde de patients extrêmes du SIDA avec 300 sujets
non progresseur et 100 sujets progressseurs rapides. Grâce à
la collaboration avec le Centre National de Génotypage à
Evry, nous avons déjà pu analyser plusieurs milliers de
variations génétiques au niveau des gènes de ces
patients.
Traduction bioinformatique :
Afin d'exploiter la banque de données génétiques
ainsi générée, nous avons développé
le logiciel bioinformatique SCAGEN qui s'appuie à la fois sur
des outils d'Informatique, de Génétique, et de Statistique,
pour identifier les gènes qui interviennent dans ces profils
de progression extrême (Hendel et al ; J Immunol, 1999 ; Flores-Villanueva
et al, J Immunol, 2003).
La description détaillée du projet GRIV se trouve sur
le site Web www.GRIV.org
Collaborations :
Pr Fumi Matsuda (Centre National de Génotypage, site
Web www.cng.fr)
Pr Mark Lathrop (Centre National de Génotypage, site
Web www.cng.fr)
Pr Pierre-Yves Boelle (INSERM U444, Hôpital Saint-Antoine, Paris)
Pr Jay Rappaport (Temple University, Philadelphia, USA)
Dr Pedro Flores-Villanueva (Harvard Medical School, Boston, USA)
Pr Steve O'Brien (Laboratory of Genomic Diversity, National Cancer Institute,
Frederick, USA)

3ème axe de recherche
(2001-2005) : design de nouveaux antigènes vaccinaux.
Problématique biologique
:
Les cytokines sont des protéines, messagers essentiels du système
immunitaire, et leur surproduction peut être la cause de nombreuses
maladies comme les maladies auto-immunes (sclérose en plaques,
polyarthrite rhumatoïde, etc
.) ou certains cancers.
Une façon de lutter contre ces maladies est de bloquer cette
surproduction de cytokines, et cela peut être fait par l'administration
passive d'anticorps ciblant ces cytokines. Cette approche passive a
été essayée avec un grand succès dans la
polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn.
Notre équipe a développé une nouvelle stratégie,
qui est basée non plus sur l'administration passive d'anticorps,
mais sur une immunisation active contre la cytokine (en d'autres termes
un vaccin "anti-cytokine"), qui fait que les anticorps anti-cytokine
seront générés par l'organisme lui-même.
Pour définir les morceaux de cytokine capables d'induire la production
d'anticorps neutralisants (ces morceaux constituent le vaccin), nous
avons utilisé une approche de modélisation moléculaire.
Traduction bioinformatique :
Les cytokines sont des protéines très importantes de la
biologie, et beaucoup ont été cristallisées. Nous
avons utilisé les données structurelles tri-dimensionnelles
des cytokines présentes dans la PDB (Protein Data Bank) pour
définir des épitopes utilisables pour les vaccins anti-cytokine.
Notre approche a notamment impliqué l'utilisation de logiciels
développés en interne pour le calcul de distances spatiales
entre les atomes des différents acides aminés.
Collaborations :
Dr Jacques Chomilier (Laboratoire de Minéralo-Cristallographie,
Universités Paris 6, Paris 7 et CNRS)
Pr Amu Therwath (Laboratoire d'Oncologie Moléculaire, Université
Paris 7)
Pr Marie-Christophe Boissier (CHU Bobigny, Université Paris 13)
Dr Sylviane Muller (Immunologie et Chimie Thérapeutiques, Institut
de Biologie Moléculaire et Cellulaire, CNRS, Strasbourg)
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